Dans l’azur des nuits transparentes

Six Nocturnes de Chopin accompagnés de poèmes du XIXème siècle sur le thème de la Nuit.


Interprétation: Chantal Gallier
Piano : Jules Magnin


Prochaines dates
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Durée : 1 heure
Tout public à partir de 10 ans
Type de lieux : Extérieur et intérieur : Structures culturelles, festivals, châteaux, parcs et jardins, théâtres, auditoriums, médiathèques…

REPRÉSENTATIONS PASSÉES : A Paris au Théâtre des Rendez-vous d’Ailleurs et au Théâtre du Mandapa, à La médiathèque de Saint Germain en Laye pour la nuit de la lecture, au Château de Sully-sur-Loire pour  le printemps des poètes, à l’église Saint Rémi pour la biennale de la poésie de Charleville-Mézière…                                                                                                                              

Notes vagabondes 

Ce spectacle, lecture musicale, ou concert poétique, est né du désir de Jules Magnin de jouer les Nocturnes de Chopin et de mon désir de revenir à un travail sur la poésie, la voix et le vers.

Il s’est construit autour d’un rêve d’espace, de campagne et de liberté à l’heure du confinement forcé de ce printemps 2020.

Il est habité par les paysages qui pourraient être ceux de mon enfance, des champs, des rivières, des lacs et des vallées, et qui me manquent beaucoup à cette heure. Habité aussi par le souvenir triste et doux de ma sœur qui me manque elle aussi… Elle sera pour moi toutes les femmes aimées, rêvées, absentes, évoquées dans cette déambulation poétique. Et plusieurs des poèmes qui seront dits sont des poèmes qu’elle aimait et qu’elle m’avait fait découvrir autrefois.

Mes sentiments, mes désirs et mes chagrins intimes ont ainsi tissé tout autour des Nocturnes une grande toile de mots. J’ai choisi de ne dire que des poèmes d’auteurs du XIXème siècle pour garder avec Chopin une certaine unité de ton et d’humeur.

Cette balade s’est alors tout doucement construite autour du thème de la nuit et de la nature. Le choix des poèmes s’est ainsi lentement imposé suivant une ligne qui me paraît limpide. On semble suivre un promeneur solitaire pendant une belle nuit d’été, du crépuscule à l’aurore, et partager ses émotions, ses pensées, ses angoisses et ses éblouissements. La contemplation de la Nature à l’heure où la nuit tombe, soulève mille émotions et le promeneur dans le souffle du soir, sous le ciel étoilé jouit de sa liberté, et s’interroge sur le bonheur, l’amour, la mort, sur son émotion d’être si vivant, si libre, son émotion d’être si petit dans l’immensité du monde, de la terre et du ciel, si éphémère dans l’immensité des temps.

En rédigeant cette note, je mets des mots sur ce vagabondage poétique que j’ai construit et je m’aperçois que cette proposition que je pensais très différente de mes dernières créations, rejoins finalement par tous ses thèmes, les questions essentielles qui reviennent malgré moi dans beaucoup de mes spectacles : la nature, la liberté et le temps qui passe. Ici ce seront les notes merveilleuses de Chopin et les mots splendides des plus grands poètes du XIXème qui en seront le sublime vecteur. Merci à eux !

Chantal Gallier, avril 2020

PROGRAMME

Soirs et crépuscules, La liberté, l’amour, la mort…

Sensations d’Arthur Rimbaud
Nocturne opus 62 N°2 en mi majeur de Fréderic Chopin Crépuscule de Victor Hugo
Le lac d’Alphonse de Lamartine
Nocturne opus 48 N°2 en fa # mineur de Fréderic Chopin

L’immensité, Dieu et les Nuits étoilées

Les étoiles d’Alphonse de Lamartine
Nocturne opus 48 N°1 en do mineur de Fréderic Chopin Hymne dans la nuit de Paul Fort
Nocturne opus 9 N°2 en mi b majeur de Fréderic Chopin

Le silence et le sommeil

L’heure exquise de Paul Verlaine
Nuits de Juin de Victor Hugo
Soir d’été de Louise Michel
Nocturne opus posthume en do # mineur Fréderic Chopin

Le poète veille

Tristesses de la lune de Charles Baudelaire
La nuit d’Alfred de Musset
Ophélie d’Arthur Rimbaud
Nocturne opus 27 N°2 en ré b majeur de Fréderic Chopin

L’aurore

Voici le frais matin de Jean Aicard

Presse

« Une bien belle parenthèse poétique (…) A la fin du spectacle, les spectateurs émus sont restés longtemps perdus dans la rêverie et la résonance magique des mots avec la musique ». La république du centre, 29/03/22

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